Une option donne un droit, pas une obligation. Cette différence explique pourquoi elle peut protéger un prix défavorable tout en laissant une partie du potentiel favorable.
Ce cours introduit les calls, les puts, le prix d’exercice, la prime, l’expiration et les premiers usages d’une option dans une logique de couverture.
Les options sont souvent perçues comme complexes. La base est pourtant directe: on paie une prime pour obtenir une protection ou une exposition conditionnelle.
Call et put
Un call donne le droit d’acheter un actif à un prix fixé. Il peut intéresser un importateur qui craint une hausse du prix d’une matière première ou un investisseur qui veut participer à une hausse sans acheter immédiatement l’actif.
Un put donne le droit de vendre à un prix fixé. Il peut intéresser un producteur qui craint une baisse du prix de vente ou un gestionnaire de portefeuille qui veut limiter une baisse temporaire.
Prix d’exercice, prime et expiration
Le prix d’exercice est le prix auquel le droit peut être utilisé. La prime est le coût payé pour obtenir ce droit. L’expiration est la date à laquelle le droit disparaît si l’option n’a pas été exercée ou réglée.
Plus l’option donne une protection intéressante, plus elle a tendance à coûter cher. Une option longue, proche du prix de marché et sur un actif volatil demande généralement une prime plus élevée.
Valeur intrinsèque et valeur temps
La valeur intrinsèque mesure ce que l’option vaut si elle était exercée immédiatement. Un call avec un prix d’exercice de 100 vaut au moins 15 si le marché vaut 115. Un put avec un prix d’exercice de 100 vaut au moins 12 si le marché vaut 88.
La valeur temps reflète ce qui peut encore se produire avant l’expiration. Même une option sans valeur intrinsèque peut valoir quelque chose si le marché a encore le temps de bouger.
Exemple de protection avec un put
Un producteur prévoit de vendre une matière première dans deux mois. Le prix de marché est de 1 000 par tonne. Il achète un put avec prix d’exercice 950 et paie une prime de 20 par tonne.
Si le marché tombe à 880, le put protège une grande partie de la baisse: il permet de viser 950 avant coût de prime, soit 930 net de prime. Si le marché monte à 1 080, le producteur laisse expirer le put et vend au meilleur prix de marché, en ayant seulement payé la prime.
Option et futures: deux profils différents
Un futures transforme l’exposition à une référence de marché: les gains et pertes évoluent de façon symétrique avec cette référence. Une option protège de façon asymétrique: la perte maximale de l’acheteur est généralement limitée à la prime.
Cette asymétrie explique pourquoi l’option est utile quand l’entreprise veut protéger un scénario défavorable sans renoncer entièrement à un scénario favorable. Elle explique aussi pourquoi le coût de prime doit être justifié par le risque couvert.
Un call donne le droit d’acheter; un put donne le droit de vendre.
La prime est le coût de l’exposition conditionnelle ou de la protection recherchée.
Une option peut protéger contre un scénario défavorable sans bloquer entièrement le scénario favorable.
Le coût de la prime doit être comparé à l’exposition réellement protégée.